L'arbitrage répartit les mises entre des issues pour construire un retour théorique commun. Le value betting mise sur une estimation de probabilité supérieure au seuil du prix. Aucun des deux ne garantit un revenu dans les conditions réelles d'exécution.
Vérifier un arbitrage
Pour des issues exclusives couvrant tout l'événement, calculez Q = somme(1/cote). Si Q < 1, un arbitrage théorique existe avant frais.
Avec deux cotes de 2,10, Q = 0,952381. Un budget de 100€ se répartit en deux mises de 50€. Le retour brut est 105€ dans chaque issue, donc le profit est 5€ et le rendement sur le budget 5 %.
La formule de rendement est 1/Q − 1. L'écart 1 − Q, ici 4,76 %, n'est pas ce même rendement. Pour des cotes différentes, répartissez une mise totale S avec mise_i = S / (Q × cote_i).
Vérifier une value
À cote 2,10 avec une probabilité estimée de 50 %, le rendement attendu est 0,50 × 2,10 − 1 = +5 %. Le pari peut perdre sa mise entière. La qualité de l'estimation est donc centrale.
La couverture des issues de l'arbitrage et l'incertitude de la value sont deux mécanismes différents : un même pourcentage ne donne pas le même profil de risque.
Examiner l'exécution
Un côté refusé, une cote modifiée, une annulation, une commission ou des règles divergentes peuvent supprimer la couverture. Vérifiez notamment prolongations, abandons et erreur manifeste.
Pour la value, les principaux risques sont l'estimation, les séries de pertes et l'exposition. Un petit rendement attendu peut disparaître avec des prix inférieurs à ceux du modèle.
Comparer sans projection de richesse
Mesurez les prix acceptés, les frais, le temps et le capital immobilisé. Évitez les simulations de croissance qui supposent un avantage constant et des mises toujours acceptées sans le dire.
À lire : cotes et seuils, value et variance et risque de ruine. Les chiffres sont théoriques.
Exemple : un surebet à cotes différentes
Un opérateur propose 2,25 sur A, un autre 1,90 sur B, et A et B couvrent toutes les issues.
Q = 1/2,25 + 1/1,90 ≈ 0,4444 + 0,5263 = 0,9708, inférieur à 1.- Pour un budget de 200€ : mise A ≈
200 / (0,9708 × 2,25) ≈ 91,57€, mise B ≈ 108,43€. - Retour dans les deux cas : environ 206,02€, soit 6,02€ de profit et
1/Q − 1 ≈ 3,01 %.
Cette marge est fragile. Si la cote de B tombe à 1,80 avant que vous l'ayez prise, Q = 0,4444 + 0,5556 = 1,00 : l'arbitrage disparaît, et une mise déjà placée sur A se retrouve seule, sans couverture.
Erreurs fréquentes
- Ignorer les règles divergentes : au tennis, un abandon peut rembourser un côté et faire perdre l'autre.
- Oublier la commission d'un exchange, qui peut à elle seule absorber 2 à 3 % de marge.
- Arrondir les mises n'importe comment : sur un rendement de 3 %, un mauvais arrondi peut rendre une issue perdante.
Mettre en pratique avec SCANbet
Le calculateur de surebet répartit le budget entre les issues, et le calculateur de dutching traite les cas à plusieurs sélections. Enregistrez chaque jambe comme un pari distinct dans SCANbet : le solde de chaque bookmaker reste juste, et vos statistiques montrent le résultat réel, refus et annulations compris.
Questions fréquentes
L'arbitrage est-il légal ?
Oui, parier chez plusieurs opérateurs n'a rien d'illégal. En revanche, les opérateurs peuvent limiter les mises ou fermer les comptes des clients qu'ils jugent non rentables, selon leurs conditions générales.
Pourquoi les comptes se font-ils limiter ?
Parce qu'un arbitragiste prend systématiquement les cotes les plus hautes du marché, souvent celles qui sont en retard. Pour l'opérateur, ce profil coûte de l'argent, et les limites arrivent vite.
Vaut-il mieux faire de l'arbitrage ou du value betting ?
Ce sont deux métiers différents. L'arbitrage demande de la vitesse, de nombreux comptes et un rendement faible par opération ; la value demande des estimations fiables et accepte une forte variance. Beaucoup combinent les deux le temps que leurs comptes le permettent.