Une shadow bankroll est un compte fictif utilisé pour suivre des décisions de pari sans engager d'argent. Son intérêt est de tester une routine en temps réel, avec des prix observés avant les résultats.
Définir les mêmes règles qu'en réel
Choisissez un capital fictif, une méthode de mise, des marchés et un horaire de décision. Enregistrez la sélection, la cote, la source, l'heure, la probabilité estimée et la raison de jouer ou de refuser.
Un pari ajouté après un but ou après le résultat n'est pas un test pré-match. Une cote affichée doit aussi être accessible dans les conditions prévues : montant, pays et compte.
Suivre le capital sans double compte
Avec 1 000€ fictifs et une mise de 10€ à cote 2,00, une victoire ajoute 10€ nets, une défaite retire 10€ et un remboursement laisse le capital inchangé. Une série de 54 victoires sur 100 paris produit 80€ de profit, sous ces hypothèses.
N'ajoutez pas le retour brut au capital sans retirer la mise. Conservez séparément les paris ouverts et leur exposition.
Mesurer l'écart entre simulation et exécution
Le suivi fictif ne reproduit pas toujours les refus, les changements de cote, la liquidité ou les émotions liées à une perte réelle. Notez les occasions où le pari n'aurait pas pu être placé et présentez leur effet sur le résultat.
Évaluez aussi les sélections refusées et les données absentes. Un registre ne contenant que les bonnes occasions vues après coup surestime la méthode.
Fixer une règle de revue
Décidez à l'avance quand analyser les résultats et ce qui pourrait invalider la méthode. Ne passez pas automatiquement en argent réel après quelques gains. Regardez le volume comparable, les coûts, le drawdown et la stabilité des estimations.
Une conclusion négative est utile : découvrir sans mise réelle qu'un modèle n'est pas exploitable est précisément l'objectif du test.
À lire ensuite : backtesting chronologique et suivi de bankroll. Les montants présentés sont entièrement fictifs.
Exemple de protocole sur huit semaines
- Cadre : 1 000€ fictifs, mise fixe de 10€, Ligue 1 et Premier League, marchés 1N2 et totaux de buts.
- Horaire : décisions prises la veille avant 20 h, avec la cote disponible à cet instant et une capture d'écran.
- Registre : sélection, cote, bookmaker, heure, probabilité estimée, raison, puis résultat et cote de clôture.
- Refus : chaque match étudié mais non joué est noté avec la raison du refus.
- Revue : critères écrits au départ, par exemple « abandon si la cote obtenue est en moyenne moins bonne que la clôture ; revue complète sinon ».
Au bout de huit semaines, vous comparez trois choses : le résultat fictif, la qualité du prix obtenu et la part de paris qui auraient été impossibles à placer (cote disparue, mise refusée). Ce dernier chiffre est souvent celui qui surprend.
Erreurs fréquentes
- Choisir les paris après coup, ou noter une cote vue le matin alors que la décision date du soir.
- Ignorer les cotes inaccessibles : un prix réservé à un autre pays ou plafonné à 5€ ne compte pas.
- Changer les règles en cours de test parce que les premières semaines déçoivent.
Mettre en pratique avec SCANbet
Créez une bankroll distincte, nommée par exemple « Test », pour que les paris fictifs ne se mélangent pas à vos statistiques réelles. Sur les marchés couverts, SCANbet relève la cote de clôture, ce qui donne un signal sur la qualité du prix même avec peu de paris. Le calculateur de significativité aide à ne pas conclure trop tôt.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un test utile ?
Il n'existe pas de durée universelle : plus l'avantage espéré est petit, plus il faut de paris pour le distinguer du hasard. Fixez une durée ou un volume avant de commencer, et tenez-vous-y.
Peut-on mélanger paris fictifs et paris réels ?
Mieux vaut les séparer. Un registre commun rend impossible de savoir ce qui a été réellement exécuté, et fausse le rendement de votre bankroll réelle.
Que faire si le test est positif ?
Passer en réel avec des mises réduites, puis mesurer l'écart entre le fictif et l'exécution : cotes obtenues, refus, limites. Un résultat positif en fictif reste une hypothèse.